?sur le tas?, c?est dépassé ! Une formation approfondie et rigoureuse est une composante essentielle du succès », déclare le P r Bourgault. « À Polytechnique, nous voyons des ingénieurs revenir faire une maîtrise en gestion de projet technologique après plusieurs années de travail technique en entreprise. Ils veulent s?outiller pour réaliser leurs nouveaux mandats de gestion de projets technologiques. » La relève en génie, vivier de futurs entrepreneurs et intrapreneurs technologiques « Il faut développer la culture de l?entrepreneuriat technologique chez la relève pour faire face à des pays comme la Chine ou la Corée, où on l?enseigne dès l?école primaire », affirme Isabelle Deschamps, professeure en innovation et entrepreneuriat technologique. pour chercher la formation, mais aussi les contacts, les collaborateurs et le coaching dont ils ont besoin. » Même les étudiants en génie qui ne se destinent pas à l?entrepreneuriat ont tout intérêt à développer des compétences entrepreneuriales. « Ils doivent devenir des ?intrapreneurs??, c?est à dire des ingénieurs autonomes, créatifs, P re Isabelle Deschamps, Département de mathématiques et de génie industriel P r Fabiano Armellini, Département de mathématiques et de génie industriel Dans le cadre de la maîtrise en gestion de projet technologique offerte au Département MAGI, Mario Bourgault et son équipe ont développé une initiative pédagogique particulièrement intéressante en collaboration avec l?École nationale supérieure en génie des systèmes et de l?innovation (ENSGSI) de l?Université de Lorraine, en France. « Nous faisons travailler en équipes et à distance les étudiants de Polytechnique et de l?ENSGSI sur une simulation de cas. Sur une durée de 8 à 9 semaines, ils ont à évaluer un problème et proposer une solution. C?est pour eux une belle occasion de découvrir leurs talents de leaders, d?éprouver leurs réactions face à certaines situations et de travailler avec des collaborateurs d?une autre culture, vivant dans d?autres fuseaux horaires. Une expérience profondément enrichissante ! Nous comptons d?ailleurs l?élargir en collaborant avec un troisième établissement, en Asie cette fois. » « Avant tout, les étudiants doivent apprendre à repérer les problèmes, car c?est le début de l?innovation. Mais il faut aussi les familiariser avec le cheminement de l?inventeur : l?accès à un incubateur et à des fonds de capital-risque, la protection de sa propriété intellectuelle, la négociation de la valeur de son invention, etc. Maîtriser le langage des affaires est important. » Elle observe que depuis 20 ans, le nombre d?étudiants intéressé par l?entrepreneuriat technologique n?a cessé de croître. « La plupart du temps, ces aspirants entrepreneurs ne sont pas eux-mêmes enfants d?entrepreneurs, contrairement à ce qu?on observait plus fréquemment chez les précédentes générations. Ils ont grandi avec les ordinateurs et les manettes de jeu, ce sont de grands utilisateurs d?innovations technologiques. Ils ont développé une culture de l?échange avec les réseaux sociaux et s?organisent spontanément entre étudiants de diverses disciplines pour collaborer à des projets. Par contre, ils se cherchent des repères. Ils savent que pour créer son emploi, le seul diplôme ne suffit pas. On les voit venir à Polytechnique aptes à évoluer dans l?écosystème de l?innovation de leur employeur », précise le P r Fabiano Armellini, spécialiste de la gestion de l?innovation. Et de mentionner l?exemple des employés de Google, encouragés à travailler à des projets personnels qu?ils développent en partenariat avec leur employeur au cas où leur idée révélerait un potentiel commercial. « C?est en entraînant les étudiants à ?penser à l?extérieur de la boîte??, et ce, le plus tôt possible, qu?on forme les innovateurs de demain », conclut-il. / HIVER 2015 / Volume 12 / Numéro 1 / POLY 9

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