PORTRAIT DE DIPLÔMÉE

AMBASSADRICE DE LA SEMAINE DE LA ROSE BLANCHE AU SEIN DE SON ENTREPRISE

Par Catherine Florès pascale ouimet, po 93, génie industriel, directrice, ingénierie des solutions pour l?est du canada, chez sap, soutient activement la semaine de la rose blanche en faisant connaître l?initiative au sein de son entreprise et en encourageant ses collègues à contribuer par l?achat de roses virtuelles. un engagement qui prend sa source dans son aspiration à une société plus égalitaire. Une date doublement marquante Pour Pascale Ouimet, chaque 6 décembre ramène une vague d?émotions mixtes. « C?est la date d?un double anniversaire : celui des tristes événements de Polytechnique, survenus lorsque j?étais en première année d?études en génie, et celui, heureux, de la naissance de ma fille Anne-Frédérique, en 2004. » Chaque 6 décembre, les souvenirs la submergent. « En 1989, le choc se doublait pour moi d?une incompréhension totale face aux événements. Surtout, je ne voyais pas le problème de société que certains groupes dénonçaient au lendemain du drame. Je croyais que l?égalité hommesfemmes était chose entièrement acquise et je n?avais jamais pensé que ma place en génie pourrait être contestée. Notamment, à l?époque, j?ignorais encore qu?à responsabilités égales, les femmes étaient majoritairement moins rémunérées que leurs collègues masculins sur le marché du travail. » La Semaine de la rose blanche : un déclic M me Ouimet ressentait depuis longtemps l?envie de s?impliquer pour faire avancer la cause des femmes en génie, mais entre un métier prenant et une jeune famille, elle n?avait guère le temps de réfléchir aux moyens de le faire. « L?an dernier, le lancement par Polytechnique de la Semaine de la rose blanche à l?occasion de la 25 e commémoration du 6 décembre a été un déclic. J?ai tout de suite adhéré à cette initiative tournée vers les jeunes écolières issues de milieux défavorisés, car je pense qu?en leur donnant accès à des camps scientifiques, on leur donne la chance de se découvrir un intérêt pour les sciences, qui ne se serait peut-être pas révélé dans leur environnement habituel. » Elle décide alors de son propre chef de donner un coup de pouce à l?initiative en mettant à profit son réseau professionnel. « J?ai diffusé l?information sur la Semaine de la rose blanche auprès de mes équipes de collaborateurs et je les ai invités à acheter des roses virtuelles. Par l?entremise du Business Women Network de SAP, qui encourage les femmes à exercer leur leadership dans leur carrière, je compte cette année rejoindre encore plus d?employés de SAP. J?encourage les diplômés de Polytechnique à faire eux aussi la promotion de la Semaine de la rose blanche au sein de leur entreprise. Avec de tels ambassadeurs, il y aurait un effet boule de neige, et ainsi, plus de petites filles pourraient accéder à des camps scientifiques chaque année. » Changer les choses à la base M me Ouimet estime que plus les jeunes filles seront initiées de bonne heure aux activités scientifiques, plus leurs perceptions de la science changeront. Elle constate que beaucoup de filles, quel que soit leur milieu, ont l?impression que les sciences, le génie ou les postes de gestionnaires ne sont pas faits pour elles. « Le milieu scolaire ne pousse pas assez souvent les filles à diriger leurs activités extra-scolaires vers ces domaines. Or, je pense que c?est à la base avant tout qu?il faut essayer de changer les choses. » Elle-même discute beaucoup des différents aspects de son métier, et en particulier du rôle de gestionnaire, avec ses deux enfants. « Mon intention n?est pas que mes enfants empruntent la même voie que moi, mais j?aimerais qu?autant ma fille que mon fils s?intéressent à des domaines où ils pourront développer leur leadership. À ce 8 POLY / AUTOMNE 2015 / Volume 12 / Numéro 3

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