GRAND DOSSIER

LE GÉNIE CONTRE LE CANCER

ment à équiper ces derniers d?outils pour mieux identifier les différents sous-types de cancer qu?ils découvrent dans les prélèvements. D?ici une quinzaine d?années, des méthodes plus efficaces de dépistage seront bien implantées dans les centres médicaux, croit-il. « C?est un des facteurs qui va améliorer l?espérance de vie des patients. On n?espère pas nécessairement trouver LE remède contre le cancer, mais à tout le moins développer les meilleures approches pour gérer la maladie. » /

DES TRAITEMENTS EN OR

La méthode est extrêmement sélective, car elle permet d?agir sur des cellules très spécifiques, n?affectant pas les cellules saines . « Actuellement, nous sommes en mesure de réaliser l?expérience in vitro avec une culture cellulaire. La prochaine étape, c?est de le faire in vivo », précise le P r Meunier. s?associe au brin d?ADN complémentaire que l?on veut détecter. Le P r Meunier a mis au point un nanodétecteur optique ultrasensible de ces changements, réalisant ainsi un biodétecteur sélectif et performant. « Les nanosystèmes optiques représentent des outils d?analyse très puissants qui laissent envisager de nombreuses améliorations prochaines à la détection et au traitement du cancer, conclut-il. Toutefois, leur succès dépendra de leur appropriation par le corps médical. Pour que les nouvelles technologies que nous développons passent la barrière de l?acceptation des médecins, P R MICHEL MEUNIER, DÉPARTEMENT DE GÉNIE PHYSIQUE, RESPONSABLE DU LABORATOIRE DE PROCÉDÉS LASER Au Département de génie physique, un autre chercheur utilise aussi la lumière pour développer des armes contre le cancer. Il s?agit du P r Michel Meunier, dont le procédé révolutionnaire surnommé « scalpel de lumière » a connu un fort retentissement en 2013. Ce procédé consiste à déposer des nanoparticules d?or à la surface de cellules et à y diriger la lumière d?un laser à impulsions ultra-courtes. Concentrant l?énergie du laser, ces particules incisent l?enveloppe des cellules de façon extrêmement précise, à la manière d?une nanochirurgie. Il pourrait, par exemple, être utilisé pour détruire les cellules cancéreuses ou y modifier l?expression de gènes et freiner leur migration, empêchant ainsi la formation de métastases. Il utilise également les propriétés optiques propres aux particules d?or pour développer des outils de diagnostic palliant les limitations des biomarqueurs utilisés actuellement par les pathologistes, qui ne permettent pas toujours une interprétation quantitative des examens pratiqués à partir d?une biopsie. « En utilisant des particules de différentes couleurs, auxquelles on applique des fonctions biologiques propres afin qu?elles se fixent sur des protéines spécifiques, on obtient un système d?identification précis du type de tumeur », indique le P r Meunier, qui collabore lui aussi avec la D re Dominique Trudel au CRCHUM. Par ailleurs, ce chercheur prolifique s?intéresse à la détection de certains composants associés au cancer présents dans le sang. Il mène ainsi des travaux avec le P r Alexis Vallée-Bélisle, du Département de chimie de l?Université de Montréal, qui a mis au point une sorte de nanointerrupteur à partir de brins d?ADN, qui change de conformation lorsqu?il il faut s?assurer qu?elles débouchent sur des outils performants et faciles d?utilisation qui s?intègrent ou améliorent les procédures médicales existantes. » / 10 POLY / OCTOBRE 2016 / Volume 13 / Numéro 3

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