GRAND DOSSIER

POLYTECHNIQUE DONNE DES AILES AUX PROJETS DE L?INDUSTRIE AÉROSPATIALE

pour contrer la glace sur les avions n?est pas encore arrivée, le laboratoire de Jolanta E. Klemberg-Sapieha et de Ludvik Martinu est en train de former une nouvelle génération d?ingénieurs et de chercheurs qui y parviendront bientôt. faire des revêtements qui vont durer. Comme dans les verres sans reflets. Ou encore sur les ailes et les moteurs d?avion, pour fournir un revêtement qui ferait glisser l?eau ou la glace, au lieu qu?elles ne collent à la surface. Pour Jacques Lengaigne, ce laboratoire qui accueille 25 personnes est un formidable terrain d?apprentissage pour tout l?aspect pratique du travail d?équipe et de la gestion. Un énorme avantage quand l?on vise comme lui à se tailler une place dans l?industrie par la suite. Jacques Lengaigne, étudiant au doctorat, Laboratoire des revêtements fonctionnels et d?ingénierie des surfaces recherche est axée sur le contrôle de la croissance des couches minces multifonctionnelles et sur l?ingénierie de surface. Grâce à une nouvelle génération de technologies du vide non polluantes pour faire la synthèse de matériaux de revêtement nanostructurés et de systèmes de revêtement, elle en apprend davantage sur l?utilisation du plasma sous faible pression, ainsi que sur les interactions entre le plasma et la surface à l?échelle nanométrique. Ensuite, le défi résidera dans l?assemblage des atomes et des molécules de la surface hydrophobe, de manière à ce que l?eau ou la glace se dépose sur des poches d?air et glisse, sans s?incruster, le long de la structure, une aile d?avion par exemple. Selon Jolanta E. Klemberg-Sapieha, « ces technologies pourraient être utilisées dans différents secteurs d?importance pour le Canada, notamment l?optique, la photonique, les couches de protection pour le verre architectural, l?aérospatiale, ou encore l?exploration de l?espace orbital ». Si la découverte du revêtement miracle Une formation doctorale AU c?ur de l?univers des couches minces Jacques Lengaigne est une boule d?énergie. À tout juste 25 ans, il a réalisé un passage accéléré au doctorat. « Quitte à étudier, c?est plus facile ainsi, déclare-t-il, et ça me donne plus de temps pour explorer. » Ce qu?il fait en participant activement au fonctionnement du LaRFIS. Dans ce laboratoire de pointe sont développées de nouvelles techniques de fabrication et de nouveaux matériaux pour des systèmes de couches minces et de revêtements, avec des propriétés optiques, optoélectroniques, microet nano-mécaniques. Le défi, c?est de contrôler la croissance de ces couches minces sur différentes surfaces et d?en En plus d?avoir une vision d?ensemble de la recherche, Jacques Lengaigne peut travailler en même temps à son propre projet sous la direction de la P re Klemberg-Sapieha : la prévention de la formation de la glace sur les avions. « Le problème n?est pas nouveau, dit-il, mais le défi, c?est de le résoudre avec les matériaux utilisés par l?industrie aéronautique. Pour cela, il faut comprendre le phénomène dans sa totalité. » Ensuite, il pourra travailler sur des revêtements hydrophobes qui repoussent l?eau et la glace. Fenêtre sur l?industrie Jean-François Viau doit se pincer tous les matins quand il se rend au travail, car il a un emploi fantastique. Il est chef de section en design conceptuel 10 POLY / PRINTEMPS 2016 / Volume 13 / Numéro 2

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