GRAND DOSSIER

POLYTECHNIQUE DONNE DES AILES AUX PROJETS DE L?INDUSTRIE AÉROSPATIALE

Par Mario Masson depuis 1984, le nombre d?emplois dans le secteur aérospatial montréalais, est passé, selon les statistiques établies par le camaq, le comité sectoriel de main-d??uvre en aérospatiale du québec, de 22 000 à plus de 40 000. et ce, malgré les événements dramatiques qui ont affecté l?industrie aérienne durant cette période, tels que les deux guerres du golfe persique, la crise du sras, deux crises financières majeures et les actes terroristes du 11 septembre 2001 aux états-unis. Polytechnique, par la pertinence et la diversité de ses activités de recherche comme par sa formation de pointe, contribue depuis une quarantaine d?années à faire de Montréal une importante plaque tournante du secteur aérospatial mondial. Des acteurs du domaine nous offrent ici un éclairage exclusif sur quelques-uns des très nombreux projets réalisés par les équipes de Polytechnique. Commande de systèmes pour stabiliser les objets volants Ingénieur diplômé d?ISAE-SUPAERO, l?une des meilleures écoles d?aéronautique et d?espace en Europe, David Saussié est devenu professeur adjoint au Département de génie électrique de Polytechnique Montréal après son doctorat réalisé en cotutelle à Polytechnique et ISAE-SUPAERO. Dans ses cartons, plusieurs axes de recherche, mais il y en a un qui retient davantage l?attention, car il est essentiel à tous les autres : la commande des systèmes aéronautiques et spatiaux pour les avions, les hélicoptères et même les lanceurs de satellites, comme la fusée Ariane. Il y a aussi les drones, dont on parle de plus en plus. La commande des systèmes est à la base de tout; c?est ce qui permet à un avion ou à un drone d?assurer sa stabilité et sa performance en vol. David Saussié donne l?exemple du pendule inverse. « Prenez un balai et essayez de le tenir à la verticale sur le bout de votre doigt. Votre main est en constant mouvement pour assurer qu?il ne tombe pas. Vous le stabilisez. C?est cela qui m?intéresse : assurer la stabilisation des objets volants, donc leur stabilité pendant le vol. D?ailleurs, ce problème de balai sur la main se rapproche complètement de la stabilisation d?un lanceur spatial le long de sa trajectoire. » Cette stabilité est encore plus importante quand il n?y a pas de pilote à bord, comme c?est le cas avec un drone. Tant qu?il y a un opérateur pour assurer le vol du drone avec sa console mobile de téléguidage, les choses se passent correctement. Mais dès lors qu?on lui demande des tâches supplémentaires, ça se complique. Par exemple, survoler une municipalité De g. à d. : P r Jérome Le Ny, P r David Saussié, Juliette Tibayrenc, étudiante à la maîtrise, Laboratoire de robotique mobile et des systèmes autonomes 6 POLY / PRINTEMPS 2016 / Volume 13 / Numéro 2

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