canadien, le CARIC. « En 2014, Bombardier était le premier au Canada dans le domaine, Pratt & Whitney Canada suivait, de loin, au 5 e rang. » L?industrie aérospatiale québécoise représente près de 55 % des effectifs et de premier plan dans cet objectif, témoigne M. Faubert. « Elle forme un trait d?union majeur entre l?industrie, les professeurs-chercheurs et les étudiants, qui sont la relève. » Denis Faubert, Présidentdirecteur général du Consortium de recherche et d?innovation en aérospatiale au Québec P re Jolanta E. Klemberg-Sapieha, Laboratoire des revêtements fonctionnels et d?ingénierie des surfaces 50 % des ventes du secteur aérospatial canadien. Au chapitre de l?emploi, le Québec se classe au 6 e rang des pays occidentaux, derrière les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l?Allemagne et l?Espagne. Au fil du temps, il s?est créé des alliances solides entre le monde universitaire et l?industrie. Ces alliances doivent être cultivées. Le rôle du CRIAQ, et maintenant aussi du CARIC, est d?encourager les idées ambitieuses à devenir des succès d?entreprise, de pousser les concepts le plus loin possible, puis de les encadrer jusqu?à leur maturité. C?est par ce processus que le Québec continuera à ouvrir la voie aux innovations, et donc à se démarquer de la concurrence. Polytechnique Montréal joue un rôle Depuis 2002, le CRIAQ et ses partenaires ont investi 16,9 M$ dans 68 projets, allant des réseaux avioniques, aux contrôles de systèmes, en passant par les procédés d?assemblage, les matériaux composites, ou encore les revêtements hydrophobes, comme ceux sur lesquels travaille Jolanta E. Klemberg- Sapieha. Quand la glace n?a pas sa place Jolanta E. Klemberg-Sapieha, professeure agrégée au Département de génie physique, a un compte à régler avec la glace? et où mieux qu?au Québec, et au Canada, pour lui livrer bataille ? La glace cause des problèmes aux transporteurs aériens de la planète depuis toujours. Elle alourdit les appareils qu?il faut alors déglacer. Ne pas le faire peut s?avérer catastrophique en matière de sécurité pour les voyageurs et le personnel naviguant. On utilise alors les éléments chauffants de l?avion, ce qui prend du temps et consomme beaucoup d?énergie, ou encore on utilise des liquides déglaçants comme le glycol mélangé à de l?eau chaude. D?où l?idée de travailler sur des revêtements hydrophobes qui réduiraient l?adhésion de la glace sur le fuselage ou les moteurs. Voilà l?essence même du projet PHOBIC2ICE auquel participe la P re Klemberg-Sapieha. Ce groupe de recherche international est constitué de quatre partenaires européens provenant d?Allemagne, d?Espagne et de Pologne, dont Airbus, et de cinq partenaires canadiens, avec Pratt & Whitney Canada, Plasmionique et Dema Aeronautics, du côté industriel, ainsi que Concordia et Polytechnique du côté universitaire. « C?est un projet international très prestigieux qui pourra aider les chercheurs à trouver des solutions à un problème récurrent », croit la chercheuse. Le projet se concentre sur l?avancement des connaissances fondamentales sur les phénomènes glaciophobes pour aider à créer des revêtements hydrophobes efficaces qui repoussent l?eau et la glace. Jolanta E. Klemberg-Sapieha mise sur l?expertise développée avec le P r Ludvik Martinu au Laboratoire des revêtements fonctionnels et d?ingénierie des surfaces, le LaRFIS. Leur PRINTEMPS 2016 / Volume 13 / Numéro 2 / POLY 9

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