fois qu'une réforme du financement des universités a été mise en place, les besoins financiers de l'enseignement du génie ont toujours été sous-évalués. Polytechnique, établissement d'enseignement monofacultaire en génie, donc sans possibilité de péréquation interne, et très actif en recherche, s'est retrouvée plus d'une fois défavorisée financièrement. Chaque fois, il nous a fallu aller convaincre le gouvernement d'apporter des modifications à l'application de sa réforme pour rééquilibrer un peu la situation. C'est donc avec vigilance que nous attendons les propositions gouvernementales en ce qui a trait au financement universitaire. Il a été démontré plus d'une fois que les universités québécoises souffrent d'un sous-financement chronique au Québec en comparaison avec les autres universités du Canada; nous tenterons de convaincre le gouvernement du Québec de soutenir adéquatement l'enseignement du génie. mon dernier point concerne la Politique nationale de recherche et d'innovation  (PNRI), que le gouvernement devrait déposer à la fin du mois de juin. Cette politique sera articulée autour de trois grands enjeux, soit l'identité québécoise, les changements démographiques (vieillissement de la population) et le développement durable. À l'issue des rencontres auxquelles nous avons participé avec les représentants du gouvernement, les groupes universitaires et industriels, nous avons un assez bon espoir que la nouvelle PNRI soutiendra correctement la recherche et l'innovation dans tous les secteurs, et qu'elle sera alignée sur le développement économique, social, technologique, scientifique et artistique du Québec. Nous attendons toutefois de connaître les budgets qui lui seront associés avant de nous réjouir. Nous sommes préoccupés par le fait que pour l'année 2013- 2014, les soutiens à la recherche universitaire, aux consortiums d'innovation entreprises-universités tels que CRIAQ, mEdTEQ, PRomPT-Québec, etc., ainsi qu'aux sociétés de valorisation universitaire seront amputés jusqu'à 20 % dans certains cas. Nous attendons également de découvrir quelle sera la nouvelle politique industrielle et de voir s'il y aura une cohérence et une convergence entre ces deux politiques. Enfin, nous avons fait des représentations sur la nécessité d'un soutien à l'entrepreneuriat au Québec, en particulier à l'entrepreneuriat technologique, souvent issu des campus universitaires, et qui joue un rôle important pour l'essor économique de notre société. En conclusion, je dirais que la situation nous paraît meilleure qu'au 31 janvier dernier. Le gouvernement semble être à l'écoute des universités et plus sensible à nos préoccupations. mais des incertitudes demeurent, et nous allons conserver toute notre vigilance et notre volonté de défendre un enseignement et une recherche en génie de haute qualité au Québec. Je remercie les membres de la communauté polytechnicienne pour le soutien qu'ils nous manifestent à cet égard. Le 31 mai 2013, Christophe Guy, ing. Ph. d., mACg, o.Q. directeur général, Polytechnique montréal

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