À une époque où la prospérité d'une société dépend en grande partie de la capacité de sa maind'?uvre à innover, et donc de l'existence de personnels hautement qualifiés, la place des universités, qui assurent la disponibilité de cette main-d'?uvre, s'est ancrée au c?ur même des écosystèmes d'innovation. Il en résulte une accélération de l'internationalisation de la recherche et de l'enseignement universitaire et, avec elle, l'apparition de nouveaux enjeux. Certes, la notion de frontières a toujours été ténue dans le monde de la recherche universitaire, tant les scientifiques ont une longue tradition d'échanges et de collaborations, notamment sous forme de publications dans les revues scientifiques, de participations à des colloques et des réseaux internationaux ou de séjours dans d'autres universités. Aujourd'hui, les frontières s'estompent encore plus du champ de vision des universités. d'une part, parce que la mise en ?uvre des travaux de recherche devient Gilles savard, DIRECTEUR DE LA RECHERCHE ET DE L'INNOVATION de plus en plus complexe, nécessitant de très coûteuses infrastructures de pointe. Pour réaliser leurs plus ambitieux projets, les chercheurs de différents pays n'ont d'autre choix que de coopérer en formant des équipes internationales. d'autre part, les universités ont intensifié leurs partenariats avec les entreprises. or ces dernières, avec la mondialisation, ont vu leur terrain de jeu s'élargir à toute la planète, et il en est de même de leur accès au savoir et au talent, considérés par elles comme leurs meilleures ressources. Un tel contexte soumet dorénavant les universités à un double impératif  : attirer des étudiants étrangers et encourager leurs étudiants nationaux à compléter leur formation à l'étranger. Cette mobilité étudiante est confirmée par de récentes études de l'oCdE, qui indiquent que dans 34 pays, la part des étudiants nationaux effectuant leurs études à l'étranger représente plus de 20 % de la totalité des inscriptions dans l'enseignement supérieur. Et ce sont les états-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie et le Canada qui accueillent à eux seuls plus de la moitié (54 %) de l'effectif total d'étudiants étrangers scolarisés dans la zone de l'oCdE. Il me paraît intéressant de souligner que dans l'économie du savoir mondialisée, certains pays, dont le niveau économique était hier encore assez faible, ont accédé au statut de grandes puissances. Ces pays, tels la Chine, le Brésil ou l'Inde, ont

recherche

en effet largement misé sur l'internationalisation de leurs « cerveaux » comme un facteur de création de richesse. Ce n'est pas un hasard si en Chine, par exemple, on observe actuellement qu'une population aussi nombreuse que celle du Canada accède annuellement au rang de la classe moyenne. 

la MoBiliTé des chercheUrs eT des éTUdianTs, Un facTeUr de richesse dans Un Monde sans fronTières

dans le jeu mondial de la mobilisation du talent innovateur, quels sont les atouts de Polytechnique  ? Notre institution en a de sérieux : la qualité de son corps professoral et sa capacité à attirer des étudiants internationaux de haut calibre, ses partenariats de recherche d'envergure solidement établis avec plusieurs firmes internationales et son réseautage avec les meilleurs universités et regroupements scientifiques du monde entier (ce qui favorise le recrutement de professeurs-chercheurs formés à l'étranger ainsi que des cotutelles d'études doctorales ou encore la création de stages de recherche internationaux). Nous pouvons donc avoir confiance, grâce à nos échanges internationaux, dans la capacité de notre institution à collaborer à une meilleure compréhension des problèmes planétaires et à leur résolution, ainsi qu'à contribuer aux innovations technologiques et scientifiques créatrices de richesse pour la société. / Printemps 2013 / Volume 10 / Numéro 2 / PolY 9

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