des missions spatiales », précise le chercheur qui par ailleurs redistribue tout ce qu?il développe sur logiciel open source. LA CHASSE AUX FAILLES Les entreprises des autres secteurs pourraient s?inspirer de l?engagement élevé envers la qualité et la sécurité des logiciels ouverts dont fait preuve le secteur aérospatial dans son ensemble. Selon Ettore Merlo, professeur au Département de génie informatique et génie logiciel et spécialiste de l?analyse des artefacts logiciels, plusieurs organisations auraient intérêt à vérifier et à valider davantage leurs programmes issus de l?utilisation de codes ouverts. POUR UNE PRATIQUE DE LA SCIENCE OUVERTE L?ère numérique et le principe de libération des données apportent des alternatives à la diffusion traditionnelle des communications scientifiques. Là où la convention était Dans le cadre de ses projets de recherche, P R ETTORE MERLO, DU DÉPARTEMENT DE GÉNIE INFORMATIQUE ET GÉNIE LOGICIEL qui le mènent à utiliser un grand nombre de systèmes open source aux fins d?analyse, il détecte assez fréquemment ce qu?on appelle des clones, c?est-à-dire des parties de code similaires, dispersés dans les différentes branches d?un projet. « J?observe également des failles et des faiblesses de sécurité en ce qui concerne les contrôles d?accès des applications. Ces problèmes pourraient augmenter la vulnérabilité des organisations. Il est donc du devoir des ingénieurs de prendre des actions correctives », affirme-t-il. Le P r Merlo utilise des systèmes ouverts comme « cobayes » pour mettre au point ses analyses d?artefacts logiciels. Il contribue également à la construction d?analyseurs syntaxiques ouverts qui sont la base des outils dans son laboratoire. l?article publié dans une revue payante dont l?accès est limité à une communauté restreinte d?abonnés, il est maintenant possible pour un chercheur de partager en ligne ses données de recherche et d?offrir l?accès libre à sa publication scientifique à tous les internautes. Selon le P r Vincent Larivière, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante à l?École de bibliothéconomie et des sciences de l?information de l?Université de Montréal, la science aurait beaucoup à gagner à la généralisation de ces nouvelles pratiques. « Publier dans une revue savante est un passage obligé de la carrière d?un chercheur, mais est-ce encore le meilleur moyen de diffuser les résultats de ses travaux et de leur assurer le meilleur impact dans la communauté scientifique? Il y a de véritables enjeux dont les chercheurs doivent prendre conscience. »

« Les solutions ouvertes accélèrent le développement des pratiques de collaboration au sein des organisations. »

P R MICHEL DAGENAIS >>> PRINTEMPS 2014 / Volume 11 / Numéro 2 / POLY 9

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