CHRISTOPHE GUY ACHÈVE SA MISSION À LA TÊTE DE POLYTECHNIQUE (SUITE)

sont inspirants. « Ici, être professeur, c?est comme diriger une PME ! Il faut obtenir des fonds, gérer les demandes de subventions, développer des liens avec le secteur industriel? et on est évalué aux résultats. » DES SUCCÈS MAJEURS EN RECHERCHE Chercheur lui-même et précédemment directeur de la recherche et de l?innovation, Christophe Guy n?a jamais caché ses ambitions scientifiques pour Polytechnique : amener l?établissement à être considéré comme un chef de file canadien en matière de recherche et d?innovation dans le domaine du génie et faire reconnaître internationalement l?impact majeur de celui-ci sur la société. « Aujourd?hui, les universités forment des talents pour la planète, nous devons faire de la recherche pour la planète ! » Cette vision est unanimement partagée par les équipes de Polytechnique, notamment celles relevant aujourd?hui de la Direction de la recherche, de l?innovation et des affaires internationales (DRIAI). « Je leur suis extrêmement reconnaissant pour leur soutien, grâce auquel Polytechnique a fait des gains considérables », fait valoir M. Guy. Sous sa direction, le budget de la recherche est passé en 10 ans de 43,2 à 66,3 millions de dollars par an, en excluant les infrastructures. Les subventions de recherche et les partenariats ont connu une hausse de 50 % et de 85 % respectivement. Aujourd?hui, 31 % du financement de la recherche menée à Polytechnique provient de partenaires industriels. « Au Québec, Polytechnique se démarque depuis longtemps par ses partenariats avec l?industrie, mais nous avons implanté un modèle de partenariat bien plus stratégique, donnant lieu à des projets à fort impact, largement multidisciplinaires et rassemblant plusieurs organisations qui ne sont pas en concurrence entre elles. Qu?il s?agisse de Huawei, de Safran, de Pratt & Whitney, d?Hydro-Québec, entre autres, nous développons des innovations avec des leaders mondiaux dans leurs domaines. La contribution significative de nos partenariats à l?écosystème mondial de R et D nous permet aussi de faire connaître nos partenaires industriels locaux auprès de ces grands joueurs mondiaux. » Le succès est au rendez-vous : en 10 ans, le nombre de chaires est passé de 36 à 46, avec aujourd?hui 25 Chaires de recherche du Canada dans les domaines les plus porteurs pour l?avenir de la société : biomédical, énergie, transports, télécommunications, nouveaux matériaux, etc. Polytechnique a notamment obtenu, il y a deux ans, une Chaire d?excellence en recherche du Canada ? la première sur le campus ? sur la science des données pour la prise de décision en temps réel, pour laquelle elle a recruté en Italie un expert de renommée mondiale, le P r Andrea Lodi. Le dernier chapitre du mandat de M. Guy se clôt avec le lancement de deux grands projets stratégiques créés sur le campus, dont Polytechnique est partie prenante : l?Institut TransMedTech et l?Institut de valorisation des données (IVADO). Le premier dans le domaine des technologies médicales de demain, l?autre dans celui des données et de l?optimisation, sont tous deux soutenus par le Fonds d?excellence en recherche Apogée Canada et ses partenaires. « Ces deux écosystèmes technologiques représentent notre vision de la collaboration entre des équipes scientifiques et des partenariats structurants, entre des industries, des établissements, des gouvernements et des patients, dans le cas de TransMedTech. Ils seront à la fois créateurs de connaissances, d?innovations et d?entreprises, sans compter qu?ils contribueront à attirer et à retenir de grands talents à Montréal, et à y générer des investissements. » RAYONNEMENT ACCRU DANS LE MONDE Ce Français d?origine incarne bien la vocation internationale de Polytechnique et il s?est considérablement impliqué durant son mandat pour augmenter la notoriété de Polytechnique à l?in ter national. « Je souhaitais que Polytechnique cesse d?être le secret bien gardé du Québec ! » Il a notamment été très présent auprès des représentants du gouvernement fédéral, ainsi que dans les réseaux universitaires canadiens et étrangers. C?est d?ailleurs pour sa contribution au rayonnement et à l?excellence universitaire qu?il a dernièrement été fait Chevalier de l?Ordre des Palmes académiques par la France. Sous sa direction, Polytechnique a intensifié son influence au sein de la Francophonie, notamment en tant que membre du Réseau d?excellence des sciences de l?ingénieur de la Francophonie (RESCIF) visant à réduire la fracture scientifique Nord-Sud. En Europe, où elle était déjà bien présente grâce à ses liens de recherche, Polytechnique a réussi à augmenter le nombre d?étudiants réalisant un double diplôme et à envoyer davantage d?étudiants en échange. Elle développe actuellement de nouvelles ententes de doubles diplômes avec des établissements européens, moins pénalisantes sur le plan de la durée des études. 8 POLY / JUIN 2017 / Volume 14 / Numéro 2

Vous devez télécharger Flash Player


Vous devez télécharger au minimum la version de Flash Player 9

Cliquez ici

Adobe Flash Player Download Center